Jeune maman : baby-blues, chute d'hormones, allaitement

Ça y est, vous êtes maman !!! Waouh ! Peut-être l’étiez-vous déjà avant mais c’est tout de même à chaque fois une grande émotion !!

Dans cet article, nous allons parler de vous et de votre ressenti, mais aussi d’éléments pratiques pour vous accompagner dans ces premiers jours avec bébé !

Tout d’abord, vous n’allez pas toutes devenir mère de la même façon. Il y a celles qui ont immédiatement l’instinct maternel, qui se sentent épanouies et comblées… mais il y a aussi celles pour qui c’est plus difficile.

Nous souhaitons dire à celles-ci : NE VOUS INQUIETEZ PAS, c’est normal et vous N’ETES PAS SEULE !

Vous auriez aimé ressentir uniquement de la joie et du bonheur par rapport à cette naissance et pourtant vous vous sentez triste, déprimée… Vous faites peut-être un petit (ou gros) « baby blues ». La chute soudaine des hormones est en grande partie responsable de cet état. Ajoutez à cela l’épuisement physique et parfois mental, ainsi que l’impression peut-être d’être « submergée » par l’arrivée de ce nouveau-né. Suis-je capable de bien m’en occuper ? Est-ce que je le nourris bien ? Pourquoi pleure-t-il ? Autant de questions que vous vous posez. Les bébés peuvent être difficiles à comprendre et laissez-vous le temps d’apprendre à le connaître. 

On vous rassure : ressentir ce genre d’émotions est tout à fait normal et courant, cela ne signifie en aucun cas que vous êtes une « mauvaise mère » ! Soyez douce avec vous-même, reposez-vous, écoutez-vous, prenez le temps de découvrir votre bébé. Profitez de votre séjour à la maternité pour vous laisser guider et conseiller par le personnel médical. Parler de votre ressenti au corps médical, à votre partenaire ou à vos proches pourra vous aider à prendre du recul et à mieux vivre cette situation. Cela vous parait peut-être difficile, mais petit à petit votre amour pour votre bébé se développera et prendra le dessus sur tout, que cela prenne un jour pour certaines, ou plus pour d’autres. Si cet état persiste malgré tout, n’hésitez pas à en parler à la PMI ou à aller voir un psychologue spécialisé en périnatalité.

Sans parler de baby blues, il se peut que vous ayez dans tous les cas des moments de doutes (« est-ce que je m’y prends bien ? »), apprenez à vous écouter et à vous faire confiance ! Vous savez instinctivement ce qui est bon ou pas pour votre bébé et pour vous-même.

L’allaitement, par exemple, est un choix propre qui vous est propre. Il n’y a pas de meilleure décision entre l’allaitement et le biberon. Il se peut que votre allaitement se passe bien ou alors, pas aussi bien que vous l’auriez espéré. Alors écoutez-vous et faites ce qui est le mieux pour vous ! Ce sera également le mieux pour votre enfant ! L’allaitement ne doit pas être un moment de stress ni d’angoisse, bien au contraire. N’hésitez pas à demander conseil auprès des personnes spécialisées comme les sages-femmes ou des conseillères en lactation. Et s’il s’avère que l’allaitement n’est pas la solution idéale pour vous, et bien ce n’est pas grave, cela ne veut pas du tout dire, encore une fois, que vous n’êtes pas une bonne mère !

Par ailleurs, une fois sortie de la maternité et de retour à la maison, savez-vous que vous avez le droit à la visite à domicile d’un ou d’une sage-femme ? Cette visite est entièrement remboursées les 12 premiers jours de vie de votre bébé. Il vous suffit de prendre contact avec un(e) sage-femme libéral(e) qui exerce dans votre secteur. Peut-être aussi qu’un conseiller de l’assurance maladie sera passé dans votre chambre à la maternité pour vous programmez directement un rendez-vous. Vous pourrez alors poser toutes les questions que vous souhaitez. Le ou la sage-femme pourra vérifier la mise au sein, peser votre bébé (ce qui vous évitera de vous déplacer à la PMI), etc… N’hésitez pas à en profiter à en profitez pour lui faire part de vos ressentis et lui poser toutes les questions qui vous tracassent !

N’oubliez pas qu’il est vraiment important de bien se reposer après l’arrivée d’un bébé, même si cela peut être difficile parfois. Lors du congé paternité de votre partenaire (de 28 jours calendaires désormais), profitez-en pour prendre vos marques, posez les bases de votre foyer et aussi vous accordez des moments pour vous reposer.

N’hésitez pas à demander de l’aide et du soutien. Votre amie, cousine, tante qui vous demande ce qui vous ferait plaisir ? Dites-lui que ce serait le top si elle pouvait venir 1 ou 2 heures pour vous aider un peu dans le rangement de la maison ou pour vous faire un bon petit plat. Vous pouvez également faire appel à une nounou si vous avez besoin de quelqu’un en permanence.

Autre astuce totalement inspirée de mon propre vécu mais qui peut peut-être vous aider aussi si votre petit bout a du mal à faire ses nuits (ce qui était le cas de ma fille), c’est l’emmaillotage. C’est une technique qui consiste à enrouler votre bébé dans un lange adapté. Cela permet de le maintenir dans une position qui le sécurise, à l’étroit comme lorsqu’il était encore dans votre ventre. Il garde ainsi ses mains près du corps, ce qui l’empêche de se réveiller en sursaut à cause du réflexe de Moro. Bien connu chez le nourrisson, ce réflexe se caractérise par un mouvement brusque des bras vers la tête. Cette méthode peut également atténuer les coliques du nourrisson, alors vous ne perdez rien à essayer. Cependant, veillez à utiliser une bonne méthode en vous documentant sur le sujet ou demandez à votre sage-femme de vous montrer lors de la visite à domicile.

Passons aux démarches administratives :

1/ Faites la déclaration de naissance

Vous reconnaissez ainsi l'existence de votre enfant en l'inscrivant sur les registres d'état civil. C’est ainsi que son acte de naissance pourra être créé. Vous avez besoin :

- du certificat de naissance établi par le médecin ou la sage-femme

- de votre livret de famille si vous en possédez déjà un

- de l'acte de reconnaissance si vous l'avez fait avant la naissance

- du formulaire de déclaration conjointe de choix de nom le cas échéant

- de la pièce d’identité des parents.

Veillez bien à faire cette déclaration dans les 5 jours suivant la naissance de votre enfant (jour de naissance non compris et délai repoussé au lundi suivant si bébé est né un mercredi, un jeudi ou un vendredi). Seul le papa ou une personne ayant assisté à l'accouchement (sage-femme, médecin ou autre personne) peut faire la démarche auprès de la mairie de la ville de naissance. Si vous avez de la chance, il se peut qu’un agent de l’état civil passe dans votre maternité pour faciliter la tâche des jeunes parents, vous pourrez alors faire la déclaration avec lui.

2/ Déclarez votre enfant à l'Assurance Maladie

Avec les nombreux rendez-vous chez le pédiatre à prévoir pour votre bébé, n’attendez pas pour déclarer votre bébé sur votre compte Ameli ou alors par téléphone. Certains justificatifs comme l’acte de naissance vous seront demandés. Une fois les démarches effectuées, votre enfant sera rattaché à chacun d'entre vous. Il vous faudrait penser à mettre à jour votre carte vitale.

3/ Ajoutez votre enfant sur votre contrat de mutuelle

Contactez votre mutuelle pour vérifier les documents dont ils ont besoin (généralement un extrait d'acte de naissance, une copie de votre attestation de droits à l'Assurance Maladie ainsi qu'une lettre précisant votre numéro de contrat). Profitez-en pour leur demander si votre contrat prévoit une petite prime naissance !

4/ Déclarez la naissance à la CAF

Les aides dont vous pouvez éventuellement bénéficier ne seront mises en place qu’une fois cette démarche effectuée.

Si vous êtes allocataire, rendez-vous sur votre compte en ligne pour remplir le formulaire de déclaration, puis ajoutez une numérisation des pages de votre livret de famille ou l'extrait d'acte de naissance de l'enfant comme justificatif. Si vous ne l’êtes pas, adressez par courrier à votre Caf l'un de ces justificatifs accompagnés de la déclaration de situation et de la déclaration de ressources (téléchargeables en ligne).

5/ Confirmez la pré-inscription en crèche

Si vous aviez déjà déposé un dossier pour la crèche, ne tardez pas pour confirmer votre pré-inscription une fois que bébé est né, au risque que cela soit annulé. Il suffit généralement de transmettre un acte de naissance (parfois, un coupon de confirmation peut être prévu dans le dossier d'inscription).

Et voilà, vous savez tout, maintenant profitez de chaque instant ! Cela passe toujours trop vite... Nous vous souhaitons beaucoup de joie et de bonheur en famille.